Déjà, en fait, je voulais une ville à taille humaine. Et Nahariya, en plus, propose un service adapté et un accompagnement personnel. Et ça, vraiment, je trouve que c’est très intéressant et c’est un atout pour une ville.
Vu que je suis moi-même Ola Hadacha, j’ai eu le privilège, il y a un an et demi, de monter aussi en Israël avec le Keren LaYedidout. Donc, c’est d’autant plus intéressant et vraiment aussi émouvant pour moi de pouvoir être présente et de pouvoir parler à la fois de la ville dans laquelle je suis arrivée et de pouvoir en même temps accompagner des Olims.
A l’époque, je ne parlais pas du tout hébreu, à part quelques mots. Donc, j’avais besoin aussi qu’on puisse m’accompagner en français, comme ça peut être le cas dans certaines institutions israéliennes. Après, bien sûr, en apprenant l’hébreu, je me suis débrouillée. Aujourd’hui, je travaille à la mairie de Nahariya, dans un environnement israélien, et j’accompagne les personnes, donc c’est d’autant plus gratifiant.
Au delà de cet accompagnement, Nahariya est aussi une ville qui est adaptée aux familles. Moi qui ai une petite fille, j’avais envie de la voir s’épanouir en tant qu’enfant en Israël. Et donc j’avais besoin de structures qui me semblaient adaptées pour un enfant de cet âge et qui permettaient d’avoir, en dehors de l’école, une vie, une vie culturelle. En tout cas que la ville propose des activités suffisantes pour que l’enfant, là encore s’épanouisse et apprenne surtout.
Et qu’il puisse en même temps avoir cette culture française, qu’il puisse rester, en fait, pas forcément à la maison, parce qu’on a aussi des communautés francophones, mais qu’il puisse aussi être 100% israélien, et ça avec toutes les activités, dans les mat’nas, à l’école, c’est possible. Donc pour moi, ça rassemblait les éléments principaux.
Après, j’avais aussi envie d’avoir la mer. Je ne vais pas vous le cacher, moi qui ai vécu en région parisienne, j’avais envie de ce soleil, de cette chaleur et de la méditerranée. Donc voilà, je me suis installée ici également pour cette raison-là.
Et aussi parce que je sais que dans le Nord d’Israël, il y a aussi, quand on monte là-bas, un côté sioniste, parce que la ville de Nahariya est une ville à 97% juive. Mais le Nord, la Galilée, de manière générale, ne l’est pas forcément. Et c’était une manière de dire, voilà, moi, quand je fais l’alyah, ce n’est pas juste « je viens vivre en Israël », c’est que je viens aussi repeupler une région qui l’est un peu moins.
Donc voilà, toutes ces choses-là ont fait que Nahariya me semblait être la meilleure option.
Et n’ayant pas non plus de véhicule lorsque je suis arrivée en Israël après l’alyah, j’avais besoin d’une ville dans laquelle les transports en commun soient bien développés. On a le train qui arrive au cœur de la ville de Nahariya, donc cette facilité me permettait, en habitant en centre-ville, de ne pas avoir à faire des kilomètres pour arriver jusqu’à la gare. De fait, je ne savais pas encore dans quelle zone d’Israël j’allais travailler. Il se trouve que maintenant je travaille à la mairie, donc finalement ça va. Mais à l’époque, je ne voulais pas me couper d’opportunités professionnelles. Et je sais qu’en venant à Naharia, on peut couvrir toute la zone Nord d’Israël. Et c’est une des raisons qui m’ont conduites à m’installer à Nahariya. Je ne voulais pas non plus être enfermée parce que je me demandais ; sans véhicule, comment on fait en Israël ? Il faut que les transports en commun soient développés. Nahariya, non seulement possède le train, mais aussi de nombreuses lignes de bus qui sont très efficaces.
Et donc, je pense que tous ces critères-là étaient suffisants pour pouvoir justifier mon choix.