Faire son Alyah représente un changement majeur : nouvelle langue, nouvelle culture, nouvelles responsabilités. Lorsque ce processus d’intégration se déroule dans un contexte sécuritaire tendu, il est naturel que le stress augmente. Le Keren LaYedidout, dans le cadre de son accompagnement à l’alyah, a fait appel à sa psychologue maison, Nathalie Seyman, pour animer une conférence sur la gestion du stress à destination des Olim ayant récemment fait l’alyah en Israël.
Les Objectifs de la conférence :
– Comprendre les mécanismes du stress
– Fournir des outils pratiques aux parents
– Aider les enfants à développer leurs propres ressources
– Préserver l’équilibre émotionnel familial
Le stress est une réaction normale face à l’incertitude. Il se manifeste différemment
chez les adultes et les enfants.
Chez les adultes Chez les enfants
– Fatigue – Besoin accru de proximité
– Irritabilité – Peurs inhabituelles
– Difficultés de concentration – Troubles du sommeil
– Agitation ou repli
Point clé : un comportement difficile est souvent l’expression d’une émotion non verbalisée.
Le parent est le principal repère de sécurité pour son enfant. Un parent qui sait réguler son stress aide son enfant à se sentir stable.
Outils pour les parents :
– Respirer avant de répondre : prendre un moment pour se recentrer avant d’agir.
– Limiter l’exposition continue aux informations : choisir les sources fiables et fixer des moments pour s’informer.
– Maintenir une routine stable : le rythme et la prévisibilité rassurent toute la famille.
– Se concentrer sur ce qui est sous contrôle : planifier ce qui peut l’être, accepter ce qui ne peut pas.
Organisation : la clé anti-stress
– Prévoir et organiser à l’avance réduit l’anxiété.
– Préparer un sac d’urgence, anticiper les consignes, planifier la journée.
– Pas de place au balagan : l’organisation est un remède concret au stress.
Exercice de cohérence cardiaque :
– Inspirer 5 secondes, expirer 5 secondes, répéter 5 fois.
– Cet exercice régule le système nerveux et réduit l’anxiété.
Mettre des mots simples
– Expliquer la situation avec un langage adapté à l’âge
– Exemple : “Il peut y avoir des moments où nous devons suivre des consignes, et nous savons quoi faire.”
Normaliser les émotions
– Dire : “C’est normal d’avoir un peu peur.”
– Valider les émotions sans dramatiser.
Mettre en place des rituels sécurisants
– Histoire du soir
– Moment quotidien de dialogue
– Rituel familial rassurant
Outil psychologique : l’ancrage sensoriel
– Destiné surtout aux personnes avec crises d’angoisse ou difficultés psychologiques.
– Aide à revenir au moment présent, réduire l’anxiété et se sentir en sécurité.
Exemples :
o Observer 5 objets autour de soi – Sens de la vue
o Toucher 4 textures – Sens du Toucher
o Écouter 3 sons – Sens de l’ouie
o Sentir 2 odeurs – Sens de l’odorat
o Manger 1 aliment – Sens du gout
Objectif : calmer le système nerveux et retrouver le contrôle émotionnel.
Donner un rôle actif à l’enfant
– Participer à la préparation
– Choisir un objet rassurant
– Avoir une petite responsabilité
L’action diminue le sentiment d’impuissance
La résilience ne signifie pas absence de peur, mais capacité à traverser ensemble
les difficultés.
Actions clés :
– Maintenir une routine
– Encourager l’expression émotionnelle
– Valoriser les efforts
– Préserver des moments positifs
Rappel : la stabilité relationnelle protège, même en période instable.
– Faire son Alyah dans un contexte complexe demande courage et adaptation.
– Ressentir du stress est normal.
– Le gérer ensemble renforce la famille.
– Chaque effort pour accompagner vos enfants construit leur sécurité intérieure.
– L’organisation est votre alliée anti-stress : prévoir, préparer et structurer la journée.
– Les exercices de cohérence cardiaque et l’ancrage sensoriel sont des outils efficaces pour calmer le système nerveux et soutenir toute la famille.
Vous n’êtes pas seuls.
Nous sommes à vos côtés.
Le Keren Leyedidout