En Israël, la fête de Hanoucca est une institution. Son cortège de lumières qui repoussent l’obscurité de l’hiver, de moments de partage qui réchauffent les cœurs des familles, de beignets sucrés qui apaisent une société en quête de douceur, de cadeaux colorés qui illuminent les yeux des enfants … est plebiscité par l’ensemble des membres de la société juive israélienne et bien au delà. 3 particularités lumineuses à connaître avant l’alyah.
A l’occasion de Hanoucca en Israël, religieux ou laïcs, orthodoxes ou nationalistes, tous se retrouvent autour de la hanoukia pour allumer les bougies à la tombée de la nuit, en récitant les bénections d’usage, voire en fredonnant les cantiques à la gloire des fameux Maccabim.
Un récent sondage du Tzohar Index for Judaism and Tradition indique que 92% des israéliens laïcs allument les bougies de Hanoucca. 68% d’entre eux respectent même l’usage de l’allumage lors des 8 soirées de la fête ! Ces chiffres élevés révèlent l’importance de la fête des lumières pour la société israélienne en termes de valeurs et d’identité, bien au delà du rituel religieux ou de la célébration spirituelle du miracle.
L’institut de sondage démontre que les messages d’unité, de liberté intérieure et de courage véhiculés par la fête touchent particulièrement le public laïc auditionné. Le rabbin Asher Sabag, membre du conseil l’institut, note que l’héroïsme d’une minorité de juifs face à une multitude d’envahisseurs mis en valeur dans le narratif de Hanoucca, trouve un écho particulier dans l’aventure du sionisme et de l’indépendance d’Israël. Plus encore, lorsque les épreuves récentes semblent ressusciter les légendes du passé.

Hanoucca étant avant tout une fête basée sur la transmission, les enfants y occupent une place centrale. Pas uniquement pour faire tourner les toupies et les têtes des parents. Ou pour se goinfrer de beignets ou de friandises trop sucrées. Voire profiter de cadeaux bruyants dans un joyeux tintamarre. Mais pour recevoir l’héritage d’une tradition millénaire – la publication du miracle divin – avant d’en faire profiter l’ensemble du peuple juif.
Par conséquent, Hanoucca en Israël correspond à une période de vacances scolaires. Tout le pays vit au rythme de cette fête. Et comme les festivités chevauchent souvent la période du Noël chrétien et de l’Aïd al-adha musulman (fête du sacrifice), c’est la société israélienne dans sa diversité, qui profite de vacances bien méritées. A tel point que la municipalité de Haïfa a instauré un jour férié célébrant la confluence de ces commémorations hivernales : Novigod

De ce fait, les municipalités, les centres culturels et sportifs (Matnas) et les institutions culturelles israéliennes rivalisent d’ingéniosité pour proposer à ces familles en quête d’émerveillement des activités originales ou plus éducatives. Pêle mêle ; l’allumage public de la Hanoukia de Tel Aviv, les illuminations du sapin de Noël de Jaffa, le festival des lumières de Holon, les évènements du Keren Kayemet Le Israël autour de la forêt de Modiin sur les traces des Maccabim… Notre conseil pour les vacances de Hanoucca en Israël : consultez le site internet de votre municipalité pour dégotter la sortie qui vous allumera 😉
Hanoucca en Israël, c’est aussi l’éblouissement des papilles ! Un feu d’artifice coloré d’aromes sucrés ou salés, destinés tout autant à célebrer la victoire des Maccabim sur la Grèce ( et pas sur la graisse 😉 ) qu’à adoucir les rigueurs de l’hiver. Nombre de recettes à base d’huile et/ou de sucre composent les fantaisies gustatives de cette semaine de fête.
Comment passer à côté des incontournables beignets de Hanoucca, edredons de pâte frits dans une petite fiole (ou une grande amphore) d’huile, agrémentés au choix de sucre glace, de nappages complexes au ou de fourrages savants ? Des chefs patissiers israéliens proposent même des versions artistiques du soufgania au mascarpone ou au caramel salé que l’on ose à peine croquer.

Les plus nord africains d’entre nous auront droit au sfinj, le beignet de Hanoucca made in Marocco ! Fait maison, troué en son milieu, il se plonge dans le miel avant consommation.
Dans la même veine, la dégustation des traditionnels latkès, beignets salés à base de pommes de terres, de carottes, de patates douces, agrémente fréquemment le moment de convivialité passé autour de la Hanoukia.
Les israéliens, friands de nouvelles gourmandises pour traverser l’hiver, apprécient de plus en plus les classiques des régions françaises. Ainsi, il n’est pas rare de voir crèpes bretonnes, cidre chaud normand, Gewurstraminer alsacien ou chocolat chaud versaillais rejoindre allègrement, après une Alyah en bonne et due forme, les banquets de Hanoucca de Tel Aviv ou de Hadéra. BéTéavon !
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