Raymond et Sylvie ont pris la décision de faire Alyah de façon spontanée, sur un coup de tête. Mais une fois cette épineuse décision prise, ils n’ont pas hésité à investir dans la préparation de leur projet d’Alyah à Netanya et dans la planification de leur installation en Israël. Pour ce faire, ils ont fait appel à l’accompagnement du Keren LaYedidout. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été déçus. Témoignage d’une Alyah Express.
Sylvie. Avant tout, nous tenons à remercier les membres du Keren Layedidout qui nous ont aidés dans ce parcours d’Alyah. Jacqueline, Marine, Léa … qui nous nous ont bien informés, rassurés accompagnés… On les remercie du fond du cœur.
Raymond. Franchement, je recommande cet organisme parce que quand ils vous disent qu’ils vous accompagnent dans votre Alyah, ils vous accompagnent de A à Z ! Ils ne vous laissent pas en chemin. Ils nous apprennent certaines lois, nos droits de nouveaux immigrants en Israël…en tout cas ils nous suivent.
S. Ca c’est clair, ils nous suivent de A à Z !
R. On a entendu parler du Keren par diverses connaissances qui avaient fait leur Alyah grâce à cet organisme. Et quand on s’est lancé dans l’Alyah, du jour au lendemain, on les a contactés. Bien sûr, leur suivi s’effectue en parallèle de la démarche obligatoire d’ouverture de dossier d’Alyah par l’Agence Juive. Mais on s’est aperçus qu’avec le Keren, il y avait quand même un suivi régulier et un attachement à tous les Olims qui arrivaient en Israël.
R. Alors, ils nous ont aidés à tous les niveaux de notre Alyah. Notamment pour toutes les démarches administratives que l’on avait à effectuer. Ils nous ont suivis sur toute la « paperasse israélienne », si je puis dire, Tout ce qui est formulaires, atttestations… parce que ce n’est pas facile ! Les lois de l’Alyah et les droits des Olim en Israël changent tellement …
S. Et dès qu’on a un souci, on appelle Léa, chargée du suivi des Olim francophones en Israël, qui est toujours présente, qui nous répond. Elle nous dit ; « il faut faire ça, il faut appeler tel ou tel organisme…si vous avez un souci, je peux le faire pour vous ». Vraiment, on les remercie !
Marine, a enclenché la première phase de notre Alyah sur Paris, avec Jacqueline. Ensuite, elle a transmis le flambeau à Léa en Israël. Et on s’aperçoit que ce suivi se poursuit une fois en Israël.
R. Sur un coup de tête.
S. Ça a été spontané.
R. Franchement, ça a été sur un coup de tête.
R. Alors, je n’ai pas à cracher dessus parce que la France, c’est le pays qui nous a fait grandir. On s’est connus là-bas, on s’est mariés là-bas, on a quand même cet attachement…
Mais le souci qu’on a aujourd’hui, c’est que l’on commence à s’apercevoir que malgré ce qu’on a donné pour la France, on nous a lâchés un petit peu. C’est-à-dire que le vivre ensemble c’est bien, mais cela doit être respecté par toutes les communautés. Un peu à l’image de ce qui caractérisait le quotidien de nos parents en Algérie, en Tunisie, au Maroc. Cette harmonie, on ne la retrouve plus aujourd’hui en France.
S. La liberté ! Être libre !
Et puis le beau temps, la compagnie des gens. Dès que l’on demande : on voudrait aller à tel ou tel endroit, on nous propose : venez, je vous accompagne. Vraiment, en Israël, les gens sont sympathiques. Vous leur dites bonjour, on vous répond.
R. En France, le problème, c’est qu’on l’on peut de moins en moins suivre notre judaïsme. C’est-à-dire que si vous marchez avec une kippa sur la tête, vous allez être catalogués. Ici, il n’y a plus ça. On peut vivre notre judaïsme tranquillement. On est libres. On est chez nous.
R. Honnêtement, pour l’instant, on n’a pas mené de réflexion professionnelle approfondie. Moi, je m’en remets à Dieu. Tout ce qui arrive, cette décision d’Alyah, c’est pas nous qui l’avons prise, c’est Lui. Donc moi je m’inquiète pas. La vie en Israël est dure, on va pas dire qu’elle est facile. Mais en France aussi, la vie est dure. Mais nous sommes des bosseurs. Je ne doute pas que nous trouverons un travail en Israël.
S. En France, j’étais chauffeur-taxi. Je pense que je vais m’y remettre en Israël. Essayer de desservir les aéroports… Cela m’intéresserait aussi de devenir monitrice d’auto école. De donner des leçons de conduite à des femmes francophones qui souhaitent passer le permis. Je vais d’abord passer l’équivalence du permis de conduire puis on verra. De toute façon, en Israël, il faut travailler.
S. Surtout parce que l’on parle français ! Netanya, c’est plus ou moins francophone. Pour l’instant, c’est assez confortable.
R. On sait qu’il y a une majorité de Français qui s’installent ici. Donc, actuellement, en n’ayant pas la langue et attendant notre Oulpan d’hébreu, on préfère s’y installer là. Bon, c’est la facilité, on va dire. Mais c’est une manière d’éviter d’être dépaysés trop trop vite. A l’issue de l’Oulpan, quand on parlera mieux hébreu, on verra si lon change de cadre de vie.
S. Pas spécialement, non. Vous savez, quand on travaille toute l’année, la plage, je sais pas à quel point on en profite. C’est un plus, oui. Mais bon, la plage n’a pas été un élément déterminant de notre choix.
R. Si on voulait aller à la plage, on serait allé à Nice 😉
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