Dans quelques heures, commencera la journée peut-être la plus difficile de l’année, la plus triste, pour le peuple juif dans son ensemble, pas seulement en Israël, mais dans le monde. Et à cette occasion, je voulais, avec le Keren Layedidout, vous faire passer un petit message.
Le 9 Av finalement, ça marque un jour où on a perdu notre temple, on a aussi perdu notre terre et notre souveraineté. Beaucoup d’événements très difficiles pour le peuple juif ont eu lieu, ou ont commencé en tout cas à cette date. Mais finalement, depuis ce même jour, le peuple juif n’a jamais cessé de tourner son regard vers Jérusalem.
Chaque prière, chaque mariage, chaque birkat amazone nous rappellent que l’exil n’est jamais devenu une normalité. Et aujourd’hui, faire son alyah, c’est transformer le deuil de Ticha Be Av en une espérance vivante. Ce n’est pas seulement quitter un pays, ce n’est pas seulement quitter la France ou un autre endroit dans le monde, c’est répondre à un appel qui résonne depuis la destruction du Temple, le Beit HaMikdach. Revenir à Sion pour participer à la reconstruction d’Israël et préparer la Géoula.
Et on ne pleure pas le 9 Av uniquement pour ce qui a été détruit. On pleure finalement pour mieux entendre l’appel de ceux qui attendent d’être reconstruits.
L’Alyah, c’est une des réponses les plus concrètes que notre génération peut apporter finalement en réponse aux larmes du 9 Av. C’est un message à la fois de prise de conscience et à la fois d’encouragement du rôle que chaque juif, là où il se trouve dans le monde, peut jouer en revenant sur sa terre, en rentrant en Israël.
C’est un message d’espoir, surtout, et c’est un message de bâtisseur. Et le peuple juif est avant tout un peuple de bâtisseurs.
Voilà, je vous souhaite à tous de passer un Jeûne de la meilleure façon possible.